Surpopulation du Canton de Vaud – à qui profite « le crime »?

Il y a quelques temps, les médias et certains politiciens ont annoncé avec grande satisfaction une très « bonne nouvelle », la Suisse compte maintenant plus de 7 700 000 habitants. Malheureusement, je ne partage pas « cette joie », en effet, depuis un certain temps, je m’interroge sur les « avantages » pour les Suisses de l’arrivée en nombre croissant de multinationales dans notre canton, couplée avec l’afflux massif d’étrangers. A vrai dire, je constate bien des effets négatifs pour les Suisses, pour notre environnement et pour la qualité de vie dans notre canton.
Lors de la campagne pour les bilatérales, j’avais pu lire que « Notre canton avait gagné 20’000 places de travail en 5 ans, sans baisse de salaire détectée. … ». Dans d’autres annonces, les sponsors du OUI parlaient de « 250’000 emplois créés en six ans » pour toute la Suisse.
D’autre part, dans la presse écrite on a pu lire qu’il y a eu une arrivée massive d’étrangers en Suisse (120’000 entre septembre 2007 et août 2008 !) Ici, on ne parle pas de frontaliers, dont le nombre a doublé en cinq ans dans le canton, mais d’étrangers qui se sont établis en Suisse ! Une première question me vient à l’esprit.
Combien de places de travail ont été créées pour les Suisses ces 5 derniers ans grâce aux Bilatérales et combien de places de travail ont été créées pour les Suisses par toutes ces multinationales arrivées en Suisse et dont certains sont tellement fier et combien de places de travail sont simplement le résultat de la haute conjoncture ?
Sur la « home page » du *DEWS il est mentionné que « Ces cinq dernières années, nous avons implanté quelques 700 entreprises, petites et grandes, ainsi que de très grands groupes internationaux.» Il est évident que le Canton de Vaud dépense beaucoup d’argent pour attirer des sociétés étrangères. C’est pourquoi le MCVD et moi-même cherchons des réponses aux questions suivantes :
Quels sont les montants investis par le DEWS et quels sont les critères utilisés pour mesurer l’efficacité de ces investissements ?
Quels sont les avantages fiscaux offerts par le canton/la Confédération à ces sociétés et aux collaborateurs étrangers ?
Quels sont les arrangements envisagés avec ces sociétés en cas de départ/faillite ?
Est-ce qu’elles indemnisent les collaborateurs licenciés ou est-ce notre assurance chômage qui paie ? (En discutant avec des collaborateurs des ORP, Il a été confirmé aux investigateurs du MCVD que c’est bien notre assurances chômage qui paie. D’autre part, après chaque petite crise, ces mêmes collaborateurs constatent un afflux d’étrangers, qu’ils n’arrivent pas à placer – faute de qualifications ou d’adéquation à notre marché du travail !)
Quel est le nombre et le pourcentage d’étranger au chômage comparé au nombre et pourcentage de Suisse ?
Quelles sont les mesures d’accompagnement que le gouvernement prend pour protéger les intérêts des Suisses, notamment en ce qui concerne :
les logements, qui se raréfient et qui ne sont plus abordables pour quelqu’un ne bénéficiant pas des avantages octroyés aux collaborateurs de ces sociétés étrangères
la dégradation de la qualité de vie pour les Suisses à la suite de l’afflux massif d’étrangers qui n’ont pas les mêmes valeurs et savoir- vivre et savoir-être que nous, (exemple : propreté, discipline, formation, éducation – voir résultat PISA ! – et comportement dans la circulation, etc. etc.)
les embouteillages programmés par la croissance de la circulation avec comme résultat la dégradation de la qualité de l’air, etc. etc.
la dégradation de l’environnement suite à la surpopulation du Canton
Quels sont les coûts des infrastructures nécessaires à l’implantation de ces sociétés (aménagement, routes, écoles, etc.)
Et finalement, selon une étude de l’Université de St. Gall, 50’000 PME (déjà établies en Suisse !) cherchent repreneurs, car les propriétaires aimeraient prendre leur retraite. Mais souvent ils n’en trouvent pas par manque de financements disponibles. (Je connais personnellement le cas d’un boulanger, qui aimerait prendre la retraite, mais qui ne trouve pas de repreneur faute de moyens !) Donc ma réflexion :
Pourquoi ne pas investir dans des PME suisses et encore de plus Vaudoises et ainsi contribuer à la préservation de centaines de milliers d’emplois existants, au lieu d’investir de l’argent pour attirer des sociétés étrangères, avec les effets pervers décrites ci-dessus ?
Je suis persuadé qu’il est urgent de trouver des réponses à ces questions et de trouver des solutions à l’épineux problème de la surpopulation qui menace la qualité de vie des citoyens de notre beau canton de Vaud.
Le MCVD sera en première ligne pour défendre les intérêts des citoyens du Canton et des PME et PMI afin de préserver notre sécurité environnementale, économique et sociale. Faire venir à prix d’or des sociétés qui repartent quelques années plus tard a-t-il réellement un sens et apporte-t-il vraiment une plus-value pour la communauté en général.

Peter R. Maeder, trésorier du MCVD

*Development Economic Western Switzerland (DEWS) a pour mission d’encourager l’implantation d’entreprises étrangères dans quatre cantons romands (Vaud, Valais, Neuchâtel, Jura).

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