Les pendulaires français ont doublé en moins de 10 ans

Entre 2002 et 2012, le nombre de frontaliers travaillant dans le canton de Vaud a doublé. Ils sont passés de 11?000 en 2002 à 22?000 dix ans plus tard.

L’écrasante majorité d’entre eux (99,5%) habitent en France. Ils vivent essentiellement dans les départements limitrophes. Le contingent le plus important vient du Doubs, puis, dans l’ordre décroissant, de Haute-Savoie, du Jura et de l’Ain.

Selon les chiffres fournis par Statistique Vaud, 61% d’entre eux sont actifs dans le secteur tertiaire, dont près de la moitié travaillent dans la vente ou les métiers de la santé. 38% des frontaliers sont engagés dans le secteur secondaire. Ils sont d’ailleurs surreprésentés dans le secondaire, puisque dans le canton, la part générale d’emploi dans ce secteur est de 19%, contre 79% dans le tertiaire.

Le district où ils sont le plus nombreux est le Jura-Nord vaudois, où on en décompte 6865, dont une petite moitié dans la seule vallée de Joux. Le district de Nyon suit avec 5347?frontaliers, tandis que Lausanne se retrouve en troisième position en en accueillant chaque jour 4372. Tant à Nyon qu’à Lausanne, l’augmentation de leur nombre ces dix dernières années s’avère bien plus rapide que dans le Nord vaudois, qui pourrait perdre sa première place.

Le MCVD dénonce cette concurrence déloyale envers les citoyens vaudois et demande le rétablissement des contingents de travailleurs frontaliers. Ce flot de travailleurs venant de France favorise la dégradation des infrastructures, augmente la pollution, fait pression sur les salaires et pousse de nombreux citoyens de notre pays à l’aide sociale.