Droit d’initiative

Cela fait déjà plusieurs années que certains politiques helvètes pensent à restreindre le droit d’initiative et à réduire ainsi la liberté d’expression du peuple.

Il est évident que la liberté d’expression existe en Suisse. N’a-t-on pas la démocratie la plus aboutie du monde?

Cependant la censure existe dans notre pays, des voix sont muselées car elles ne sont pas politiquement correctes ou acceptées par une majorité de gens bien pensants.

Il y a des terrains où il est prudent de ne pas se risquer afin de ne pas mettre le feu à la poudre.

Prenez par exemple: le sionisme, l’intégrisme islamique, la surpopulation, l’immigration, les droits des minorités sexuelles, la libre circulation des personnes, le patriotisme et j’en passe beaucoup d’autres.

Il est politiquement correct de parler de son amour pour le Che, de citer les grandes réalisations du socialisme et d’applaudir aux réalisations de Fidel Castro à Cuba. N’a-t-il pas fait reculer l’illettrisme et ouvert des hôpitaux? Mais à quel prix?

Par contre, si par mégarde ou intentionnellement vous osez parler de l’immigration, des problèmes liés à la libre circulation des personnes, du trafic de drogue tenu par les requérants d’asile et les étrangers, vous êtes traité de fasciste et de persona non grata.

Est-ce mal de dire que la plus part des trafiquants sont noirs ou d’origine étrangère si cela est la vérité?

Si les mouvements citoyens ou les forces patriotiques de ce pays parlent de dumping salarial, d’invasion frontalière et de concurrence déloyale, ils sont considérés comme racistes. Si, au contraire, la gauche et les syndicats parlent de ses problèmes, qu’ils ont contribué à créer, ils passent pour des gens politiquement corrects et fréquentables.

Une police de la pensée s’est mise en place. Si vous n’entrez pas dans le moule de la pensée unique, vous êtes chassé, conspué, rejeté, banni. La justice s’insinue de plus en plus dans la pensée de l’homme. Sous couvert de protéger des minorités contre les excès de langage de certains, on met en place des législations qui tuent la liberté, qui nous dirigent vers le totalitarisme de la pensée.

En voulant interdire la liberté d’expression, en voulant museler les idées minoritaires, en voulant réduire le droit d’initiative on ne fait finalement que du tord à la démocratie et on donne de l’importance à des groupes qui n’en auraient peut-être pas. L’intégrisme du politiquement correct fabrique des martyrs de la pensée, elle transforme des sectes insignifiantes en groupes respectés et prospères.

En Suisse et en France quelques voix s’élèvent contre la dictature de la pensée unique, contre l’hégémonie des journalistes de gauche. IIs sont cloués au pilori, poursuivis par la justice. C’est notamment le cas d’Eric Zemmour en France ou d’autres chez nous.

Etre contre l’adoption des enfants par des couples homosexuels, contre le port de la burka dans notre pays, pour l’enseignement de l’histoire biblique dans les écoles ou même effleurer l’idée de rétablir la peine de mort et vous voilà catalogué comme un fasciste, un réactionnaire au mieux un populiste.

Trop de lois tuent la loi et son esprit. Il est bon de ne pas laisser la pensée aux mains des avocats, juristes et autres hommes et femmes de lois.

On peut se demander quelle est la légitimité du parlement ou d’un tribunal à statuer sur la validité d’une initiative populaire?

Si cette initiative devait voir le jour, il est fort probable que toutes les prochaines décisions importantes pour notre pays se joueront devant les tribunaux et non plus dans les urnes. Autant déclarer tout de suite que notre démocratie est morte et célébrer la dictature de la justice et de la pensée unique.

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